tu es assise là et tu te dis. putain. Soit sincère au moins une fois dans ta vie. Racontes la vérité. Ou du moins ce que tu ressens. Ne laisses pas les gens face à toi. Face à un mur. Ils te le reprochent tellement. Tu perds des gens en étant comme ca. Prends sur toi. Oublies tout ce qui s'est passé auparavant. Oui. Oublier. Appuies sur le bouton "effacer". C'est dur ? Bienvenue dans la vie ma chérie. Il le faut. Pour ton bien et pour le bien des autres. Racontes leur ce que tu as vécu. Non ? Pourquoi non ? Tu as peur ! Peur de quoi ? Du regard d'autrui ? Et toi qui clame haut et fort à ceux qui veulent l'entendre que tu te fous de ce qu'ils pensent. Tu avoues aujourd'hui que ta faiblesse est le regard d'autrui. Naturellement.
La timidité ? Ne te voile pas la face, tu n'es pas aussi timide que tu le pretends. C'est cette difficulté d'être avec les autres qui te rend tel que tu es. Une fille capricieuse. Qui dès qu'elle a trouvée une personne qui la "comprend", qui l'écoute, tu l'envoies dans un autre monde, tu l'effaces de ta mémoire. Oui. Là tu arrives à appuyer sur le bouton "effacer" par contre. Pour ca, tu es forte. Oh oui. Pour oublier les personnes, ca va tu te débrouilles. Mais il te suffit d'une chose. D'une seule chose. Un souvenir errant qui surgit pour que tout s'écroule. Pour que tu recommences à appuyer sur "effacer", à faire souffrir les gens, à te voiler la face. Tu ne veux pas t'avouer vaincu. Il faut que tu acceptes. Après tout, tu dois vivre encore pas mal d'année sur cette terre. Tu lui as promi. Et tu tiens tes promesses. Vraiment ?
Elle. Elle était la personne que tu attendais. Et toi comme une moins que rien, tu as fais comme tu fais avec les autres : tu l'effaces. Pourquoi ? Parce que tu as peur. Oui. Tu as peur qu'elle parte la premiere. Conséquence : Tu te retrouves seule. Seule face à ce mur. Mur de conneries. Conneries. Cette connerie. Enfance. Le manque. Depuis cette absence. Depuis ton enfance. Oui. Il faut que tu arrêtes de tout mettre sur ca. Parce que si tu voulais, tu pourrais avancer. Et être heureuse, parce que tu peux l'être. Mais ce que tu ne sais pas faire, c'est mémoriser ces instants. Ces instants de bonheur, où ton sourire est véritable, où ton sourire n'est pas forcé.
Tu ne trouves pas les mots, tu les envies car elles arrivent mieux à s'exprimer a trouver les mots justes. Alors que toi, pauvre idiote, tu n'y arrives pas.